Modalités de la réforme
de la PAC et services proposés par la Chambre d'Agriculture
Ce qui change avec la nouvelle PAC
La réforme de la PAC introduit deux
grandes nouveautés dans le dispositif des aides compensatoires
agricoles
à savoir un découplage des aides et la conditionnalité
des aides.
Le DECOUPLAGE des aides
A partir de 2006, la plus grande partie des aides versées
est découplée de la production, c'est à dire que
le versement est indépendant de l'acte de production sur l'exploitation.
Les aides PAC sont donc gérées selon un double système
découplé et couplé :
- les paiements découplés reposant sur le nouveau système
des droits à paiement
- les paiements couplés fonctionnant globalement sur le même
dispositif que l'ancien système
La CONDITIONNALITE des aides
Le versement des aides PAC est désormais conditionné
au respect par l'agriculteur de certaines règles, et ceci depuis
2005.
Pour bénéficier des aides PAC, il faudra respecter :
- Les Bonnes Conditions Agricoles et Environnementales (BCAE)
- Les mesures relatives à dix-neuf directives européennes
- Le maintien des prairies permanentes
Des aides soumises à
PRELEVEMENTS
L'ensemble des aides PAC, versé
en une seule fois, fait l'objet d'un prélèvement appelé
modulation. Seuls les 5000 premiers euros perçus par l'exploitation
seront exonérés. Les taux de prélèvement
sont de 3% en 2005, 4% en 2006, et 5% à partir de 2007; ces crédits
sont destinés au financement des actions de développement
rural.
Un prélèvement de 1% à 3% sur les droits à
paiement sera également réalisé pour alimenter
la réserve nationale.
| Le
calendrier de la réforme |
| 2005 |
Première
étape de la conditionnalité
Application de la modulation : 3 % de prélèvement
Calcul des droits à paiements uniques (DPU)
Maintien du système de paiement actuel |
| 2006 |
Deuxième étape de la conditionnalité
Application de la modulation : 4 % de prélèvement
Application du découplage et mise en œuvre de la gestion
des droits à paiement uniques |
| 2007 |
Dernière étape de la conditionnalité
Application de la modulation : 5 % de prélèvement
|

Le découplage
des aides
Pour bénéficier du paiement
des aides découplées, l'exploitant devra détenir
des doits à paiement (on parle de DPU, ou Droits à Paiement
Unique)
1. Qui peut recevoir
des droits à paiement ?
Pour être attributaire de droits il faut :
- Avoir perçu des aides PAC au cours de la
période de référence 2000 - 2001 - 2002
Les agriculteurs installés depuis 2000 devraient cependant
bénéficier d'attributions de droits par la réserve
nationale.
- Etre agriculteur en 2006 (au moment de l'attribution
des droits).
Pour être considéré comme agriculteur, il faut
exploiter au minimum 30 ares.
Depuis le 15 mai 2006, et après réception des droits
définitifs, les DPU peuvent être transférés
enter exploitants au gré des évolutions foncières.
Pour connaître les modalités de transferts, consultez
la
notice du Ministère de l'Agriculure .
2.
Comment sont calculés
les droits ?
Deux types de droits à paiement existent :
- les droits "jachère"
Nombre de droits : le nombre de droits correspondond à
la moyenne des surfaces en gel obligatoire (soit 10% de la SCOP+gel)
sur la période historique de référence (2000
à 2002). Les surfaces en gel volontaire sont génératrices
de droits standard.
Valeur des droits jachère : la valeur
est égale à la valeur des primes gel 2002.
- les droits "normaux"
Nombre de droits normaux = moyenne des surfaces 2000-2002 (SCOP
aidée hors gel obligatoire+ surfaces en fourrages)
Valeur des droits normaux = montant moyen*
des aides perçues (hors gel obligatoire, primes animales
incluses)
divisé par le nombre de droits normaux.
(* montant moyen = nombre moyen d'hectares et nombre moyen d'animaux
primés X valeurs des primes 2002)
Les moyennes mentionnées portent toujours
sur la période de référence 2000-2001-2002.
En octobre 2005, chaque agriculteur a reçu un
dossier lui précisant le nombre et la valeur
des DPU calculés sur la base de la référence historique
2000-2002. L'administration communiquera prochainement (automne 2006)
le nombre de DPU définitifs attribués à chaque
exploitant. Elle aura également calculé le taux de prélèvement
necessaire pour alimenter la réserve nationale (entre 1 % et
3 %).
Les droits ainsi collectés par la réserve nationale, seront
redistribués, pour prendre en compte, notamment, les installations
réalisées depuis 2000 et les investissements matériels
ayant généré une augmentation des volumes d'aides
(PSBM, prime abattage..).

3.
Comment
utiliser ses droits à paiement ?
Pour obtenir le paiement des droits normaux, l'agriculteur doit "activer"
en priorité tous les droits jachère qu'il possède,
c'est à dire geler la surface correspondante sur son exploitation.
Il peut ensuite activer ses droits normaux, en les faisant valoir sur
le reste de sa SAU, hors plantations, fruits et légumes, pommes
de terre.
S'il dispose de plus de droits que d'hectares, il ne peut pas obtenir
le paiement de ses droits excédentaires. Ceux-ci retombent dans
la réserve nationale s'ils ne sont pas utilisés pendant
trois années consécutives.
Pour plus de détails sur l'utilisation des droits, consultez
la note "activation
des DPU".
4. Les
règles d'éligibilité des terres sont-elles modifiées
?
Pour les aides découplées :
Droits "jachère" :
Les droits jachère doivent être activés sur des
surfaces éligibles au même titre que les aides couplées
(voir ci-dessous)
Droits "normaux" :
Toute surface agricole permettra d'activer des droits normaux, à
l'exception de celles occupées au moment de la demande par
:
- des cultures pérennes
- des fruits et légumes de plein champ
- des pommes de terre de consommation
- des forêts
- des bâtiments, étangs, chemins et usages non-agricoles
L'historique de la parcelle n'est donc ici plus prise en compte ;
seule compte l'utilisation du sol l'année de la demande d'aide.
Attention : la présence d'un légume en dérobé
en dehors de la période tolérée fait perdre le
droit à l'aide découplée (DPU) de la parcelle.
Ainsi, si vous déclarez un maïs doux, pour bénéficier
du paiement DPU sur la parcelle, la présence d'un légume
en dérobé tel que pois, haricot vert, ne devra pas être
constatée en dehors de la période allant de 1er Juillet
au 30 septembre (période validée pour l'Aquitaine).
Pour les aides couplées :
La règle d'éligibilité demeure la même,
mais l'année de référence sera 2003
au lieu
de 1991. Ainsi, toute parcelle en terre arable en 2003 (c'est à
dire non-consacrée aux prairies permanentes, cultures permanentes,
forêt et utilisation non-agricole) est éligible aux aides
couplées.
Ainsi, des terres portées "maïs non-aidé"
en 2003, car non-éligibles cette année-là, deviennent
éligibles dès 2005. Il en est de même pour toutes
les parcelles en terre arable en 2003, dès lors que le producteur
peut en apporter la preuve (photos aériennes, contrats de production,
...)

5. Quelles sont
les aides qui restent couplées ?
Types d'aides
restant liées l'acte de production en totalité
ou en partie |
%
couplé |
%
découplé |
| Grandes cultures (céréales,
protéagineux, oléagineux) et gel volontaire |
25 % |
75 % |
| Prime à la vache allaitante (PMTVA) |
100 % |
0 % |
| Prime à l'abattage des veaux |
100 % |
0 % |
| Prime à l'abattage des gros bovins |
40 % |
60 % |
| Prime ovine et caprine |
50 % |
50 % |
| Types d'aides totalement
découplées |
%
couplé |
%
découplé |
| Prime spéciale bovins mâles
(PSBM) |
0 % |
100
% |
| Complément de prime à l'abattage,
compléments extensifs et compléments PMTVA veaux
labellisables |
0 % |
100 % |
| Aide laitière (quota au 31/03/06 x 35,50
€ / tonne) |
0 % |
100 % |
Exemple
de calcul pour une exploitation sans élevage, à assolement
constant : cliquez
ici
(les éventuelles corrections liées
aux dépassements de surface ne sont pas prises en compte dans
le calcul)
Exemple de
calcul après découplage pour trois systèmes d'exploitation
: cliquez
ici
Pour plus d'information sur le découplage de l'aide directe
laitière (ADL) , consultez la
notice.

6. Calendrier
Automne 2005
Chaque exploitant a reçu le 15 octobre un dossier complet comprenant
des formulaires de déclaration des événements
intervenus sur l’exploitation entre 2000 et 2006 (clauses, investissements
…), des modèles de clauses contractuelles et le cas échéant,
ses DPU historiques.
Connaissant ses DPU historiques, l’exploitant peut alors conclure
des clauses.
Dernier trimestre 2005 et premier trimestre 2006
Chaque exploitant a retourné à la DDAF tous les éléments
nécessaires à l’établissement de ses DPU
provisoires en nombre et en valeur. Ceux ci peuvent être calculés
dès que le dossier est complet.
Avril 2006 : La DDAF adresse à l’exploitant ses DPU
provisoires.
15 mai 2006 : Avant le 15 mai 2006, l’exploitant demande officiellement
l’attribution de ses DPU et dépose sa demande d’aide
pour 2006.
Automne 2006 : La DDAF notifie à l’exploitant ses DPU
définitifs qui comprendront, le cas échéant,
l’aide directe laitière et les attributions complémentaires
à partir de la réserve.

7. Aprés le 15/05/06, comment
sera limitée la spéculation sur les droits à
paiement ?
Les droits
étant marchands, des règles visant à limiter
la spéculation ont été prévues . Les principales
règles retenues sont les suivantes :
- le transfert de droits n'est possible qu'à l'intérieur
d'un même département.
- les droits non utilisés pendant 3 ans sont transférés
à la réserve
- la vente de droits sans terres n'est autorisée que si
le vendeur a utilisé au moins 80% de ceux-ci durant
au moins une année.
- Cas particulier des droits attribués par la réserve
:
durant les 5 années suivant l'attribution de droits par la
réserve
- le bénéficiaire doit activer ces droits chaque année
sous peine de reprise par la réserve
- Il ne peut pas transférer ces droits à un tiers
- Prélèvements sur les transferts de droits :
0% en cas de transfert en faveur de l’installation
50% sur les transferts de DPU sans foncier
3% à 10% dans les autres cas
Pour en savoir plus sur les tansferts de DPU et les prélèvements
: cliquez
ici

La conditionnalité
des aides
Conditions à respecter depuis
2005
|
| Toutes
exploitations |
Eleveurs |
| Mise
en place de bandes enherbées
et couverts environnementaux
Diversité de l'assolement
ou couverture hivernale des sols en monoculture
Entretien minimum des terres
Maintien des
pâturages permanents
Pas de pollution avérée
des eaux par une des substances suivantes : produits
phytosanitaires, pesticides, carburants et lubrifiants, produits
de désinfection et de santé, engrais ammoniacaux.
nb: pénalité seulement si la responsabilité
de l'agriculteur est prouvée, et procès verbal dressé.
Non-brûlage des pailles et
résidus de récolte |
Respect des
règles d' Identification des bovins, porcins,
ovins, caprins.
Pour les ovins et caprins : les modalités sont en cours
de définition et il n'y aura pas de contrôle avant
le 09/07/05 |
| En
zone vulnérable |
| Respect
du programme d'action, notamment :
- Disposer d'un plan prévisionnel de fumure et
du cahier d'enregistrement des apports de fertilisants.
- Respect des distances d'épandage
- Respect des périodes d'épandage
- Pour les effluents d'élevage, respecter
la dose maximum de 170 kg d'azote organique par
hectare de surface épandable...
|
| En
zone Natura 2000 |
| Non
destruction des habitats
Point non contrôlé en 2005 |
| Irrigants |
Utilisateurs de boues |
| Autorisation
ou déclaration de prélèvements d'eau et moyen
de comptage. |
Respect de la règlementation notamment :
Disposer d'un accord écrit entre le producteur
de boues et l'agriculteur, enregistrement des épandages.... |
| |
| Toutes
exploitations |
Eleveurs |
| Respect
de la directive sur les produits phytosanitaires
notamment :
- s'approvisionner auprès de distributeurs agréés
- pas d'utilisation de produits non autorisés
- respect des prescriptions d'utilisation des produits selon l'autorisation
de mise en marché
|
Respect
de l'interdiction d'utilisation de facteurs de croissance
(hormones...)
Respect de
la réglementation sur l'alimentation
animale : traçabilité des aliments...
(précisions à venir)
Obligation
de notifier à la DSV certaines maladies
dès suspicion de présence dans l'élevage.
|
| Paquet
hygiène :
Respect de la legislation alimentaire (sécurite des denrées
alimentaires) |
Paquet hygiène
:
Respect de la legislation alimentaire (sécurite des denrées
alimentaires)
|
Conditions à respecter à
partir de 2007
|
| Eleveurs |
Directive
sur la protection des veaux notamment :
- Respect des surfaces minimales par animal
- Pas de veau de plus de 8 semaines en case individuelle
|
Directive
sur la protection des porcs notamment :
- Truies et cochettes non-attachées
Directive
sur la protection des animaux dans les élevages
(précisions à venir)
|
|
Pour en savoir plus sur la conditionnalité 2007, consultez
les fiches techniques :
- environnement
et BCAE
- productions végétales
- productions animales
|

Bandes enherbées
et couverts environnementaux
NB: Pour 2007, la dérogation concernant les
petits producteurs est reconduite : ils n'ont pas obligation d'implanter
des couverts végétaux.
3 % de la surface en COP (Céréales
et Oléoprotéagineux) + gel
doit être consacrée à un couvert environnemental
- S’il y a des cours d’eau dans ou au bord
de l’exploitation, le couvert doit obligatoirement être
une bande enherbée d’un minimum de 5 m le long des cours
d’eau. La largeur de la bande prise en compte pour le calcul
des 3% est au maximum de 10 mètres. Pour 2006, tant que l'arrêté
préfectoral en préparation n'étant pas paru,
la notion de cours d'eau reste la même qu'en 2005 : cours d'eau
représentés par des traits bleus continus sur les cartes
IGN au 25 000 ème et nommés au cadastre.
Pour 2007, c'est l'arrêté préfectoral qui établit
la liste des cours d'eau devant être protégés.
Vous pouvez consulter la carte des cours d'eau en cliquant
ici
- S’il n’y pas assez ou pas du tout de
cours d’eau pour atteindre les 3%, le couvert environnemental
sera implanté ailleurs sur l'exploitation. Il ne constituera
pas nécessairement une bande enherbée, et pourra prendre
la forme d’une parcelle d’au moins 5 ares et 5 m de côté.
L ’exploitant pourra localiser ces couverts sur son exploitation
en privilégiant les localisations pertinentes suivantes : cours
d’eau (ou étangs) non identifiés comme obligatoires
à border, zones de rupture de pente,
zones d’alimentation des captages d’eau, zone d’infiltration
préférentielle, le long des éléments fixes
du paysage (chemins, haies, mares, bosquet, murets, fossés…).
Il s’agit de préconisations et non d’obligations.
Le gel, les prairies temporaires et les prairies permanentes
peuvent être utilisés pour respecter la mesure.
Ainsi, une parcelle gelée ou une prairie située en bordure
de cours d'eau pourra être prise en compte dans le calcul des
3% pour une largeur de 10 mètres (maximum retenu).
Les bandes enherbées déclarées en gel PAC peuvent
se limiter à 5 mètres de large et 5 ares de surface dès
lors qu'elles sont en bordure de cours d'eau ou qu'elles constitutent
une bande localisée de façon pertinente (voir ci-dessus)
dans la limite des 3%. Dans les autres cas, les couverts déclarés
en gel PAC devront respecter la règle des 10 mètres et
10 ares.
Le tableau (cliquez
ici pour le consulter) liste les espèces autorisées
sur couverts environnementaux selon que vous êtes ou non en bordure
de cours d'eau (implantations prioritaires) et en zone vunérable
; il rappelle également les couverts autorisés sur jachères
PAC.
Attention : les règles concernant le choix des espèces
de couverts valent également pour les couverts portés
en jachèrePAC , hormis pour la luzerne qui n'est pas admise sur
jachère ( seules les exploitations totalement converties à
l'agriculture biologique peuvent utiliser la luzerne sur jachère)
Voir
des exemples de bandes enherbées (schémas)
Date d'implantation:
Lles couverts devront être implantés au plus tard le 1er
mai et rester en place jusqu'au 31 août minimum.
Règles d'entretien et d'utilisation:
Interdiction d'apporter des intrants : pas d'engrais minéral
ni organique, pas de traitement phytosanitaire. Le pâturage est
autorisé.
Si le couvert est déclaré en gel PAC, se référer
à la réglementation de la jachère.
Seules les jachères environnementales situées le long
des cours d'éau peuvent déroger à la règle
d'interdiction de broyage ou fauche du 1er mai au 9 juin.
NB: Pour les exploitations avec gel
industriel (surface contractualisée pour des productions
non alimentaires), l’obligation s’applique à l’identique
pour les bandes enherbées le long des cours d’eau.
S’il n’y a pas assez ou pas du tout de cours d’eau
pour atteindre les 3 %, l’obligation ne porte que sur la surface
en gel obligatoire, après déduction du gel industriel.
Autrement dit, une exploitation avec 100 % de son gel obligatoire en
gel industriel n’est concernée par la mesure que s’il
y a des cours d’eau.

Diversité
de l'assolement
Trois cultures minimum ou deux familles de
cultures différentes doivent être présentes dans
l'assolement de l'année, hors pâturages permanents,
gel non cultivé, cultures pérennes et pluriannuelles.
Par famille de cultures, on entend:
- céréales à paille et autres céréales
(dont sorgho, millet et sarrasin, épeautre, triticale)
- maïs (maïs grain, maïs ensilage, maïs doux) et
sorgho
- prairies temporaires,
- légumes de plein champ,
- oléagineux,
- protéagineux,
- légumineuses,
- semences (y compris maïs),
- tabac
- pommes de terre,
- betteraves,
- plantes médicinales, florales et aromatiques
- riz
Si une seule famille est présente, alors il
faudra mettre en place trois cultures différentes dans cette
même famille (ex: blé, orge, avoine).
Dans la famille maïs, maïs grain, maïs ensilage, et maïs
doux constituent une seule et même culture.
Dans la famille semences, chaque espèce de semences constitue
une culture
Pour être prise en compte, une culture ou une famille doit représenter
au minimum 5% de la surface considérée
(SAU hors pâturages permanents, gel non cultivé, cultures
pérennes et pluriannuelles).
Exemple:
Un assolement présentant 47 ha de maïs
et 3 ha de prairie temporaire est conforme
(deux familles présentes et supérieures à 5%: maïs
= 94% (47/50) et prairie temporaire = 6% (3/50)
Pour les exploitations en monoculture :
Les exploitations ne respectant pas les exigences
ci-dessus sont considérées en monoculture. Elles devront
mettre en place une couverture hivernale des sols sur la totalité
de la surface concernée.
Cette couverture pourra se faire de deux façons:
- Implantation d'une culture intermédiaire
ou culture d'hiver de façon à assurer une couverture
du sol entre le 1er novembre et le 1er mars.
Les couverts autorisés comme culture intermédiaire
entre deux implantations successives de monoculture sont les suivants
: colza fourrager, phacélie, moutarde, navette
et pour les monocultures de maïs, en sus des couverts précédents
: seigle, orge, triticale et avoine.
rappel : l'implantation d'une culture d'hiver à l'automne
2006 apparaitra dans votre déclaration PAC 2007 et pourra
contribuer à la diversification de l'assolement 2007.
- Broyage des tiges après récolte
suivi d'un enfouissement superficiel des résidus végétaux
(mulchage)
L'ensemble des opérations de broyage-mulchage doit être
réalisé dans le mois qui suit la récolte.
Attention : dans le cas où sur une même
parcelle le broyage-incorporation est suivi de l'implantation d'une
culture intermédiaire, le contrôle ne prendra en compte
que le couvert. il convient donc ici également de mettre
en place une des six espèces autorisées.
Cas particuliers :
- Pour les résidus de culture de maïs
ensilage : pas d'obligation de broyage mais obligation d’enfouissement
des résidus de culture.
- Sols argileux ou argilocalcaires : si cela est nécessaire,
l'enfouissement par labour est toléré en s'assurant
que le réglage des charrues, permet une bonne répartition
des résidus de récolte sur la profondeur de sol
travaillée.
- En zones inondables, les prescriptions éventuelles du
plan de prévention du risque inondation prévalent
sur l'itinéraire agronomique décrit ci-dessus.
- L'arrêté préfectoral du 29 avril 2005 prévoit
que dans les zones de gagnage des grues cendrées, le broyage
des tiges exigé dans le cadre des monocultures ne doit
pas être obligatoirement suivi d'une incorporation superficielle.
Attention : cette dérogation ne sera probablement pas reconduite
en 2007.
Liste des 35 communes concernées :
ARENGOSSE, LABOUHEYRE, OUSSE SUZAN, ARGELOUSE, LABRIT, PISSOS,
ARJUZANX, LE SEN, RETJONS, BELHADE, LENCOUACQ, RION DES LANDES,
BEYLONGUE, LESPERON, SABRES, BOURRIOT-BERGONCE, LUE, SINDERES,
CALLEN, LUGLON ,SOLFERINO, CARCEN-PONSON, LUXEY, SORE, COMMENSACQ,
MAILLAS, TRENSACQ,
ESCOURCE, MANO, VERT, GAREIN, MORCENX, VILLENAVE, GARROSSE; ONESSE-ET-LAHARIE
-· Si vous avez souscrit une mesure "0301 Implantation
d'une culture intermédiaire" dans le cadre d'un CTE
ou d'un CAD.
Pour les parcelles engagées sur la mesure 0301, vous devez
vous reporter au cahier des charges de votre contrat pour connaître
les espèces autorisées.
La liste des espèces suivantes a été validée
pour les contrats signés à partir de Novembre 2001:
Ray grass d'Italie, Orge, Radis, Ray-grass hybride, Blé,
Moutarde, Seigle, Fléole, Colza, Triticale, Vulpin, Avoine,
Brome
Attention : si vous êtes également
en monoculture PAC, vous devrez choisir parmi les six espèces
: colza fourrager - moutarde - seigle - orge - avoine - triticale
afin d'être conforme à la fois aux exigences du CTE/CAD
et de la conditionnalité PAC.
Entretien minimum
des terres
Des modalités d'entretien spécifiques
seront exigées selon les catégories de terres:
- Terres cultivées en COP et
terres en jachère PAC: se référer aux règles
définies par les arrêtés préfectoraux pour
l'octroi des aides couplées et l'entretien des jachères.
En règle générale, les parcelles cultivées
recevant des aides directes doivent être ensemencées
et entretenues au minimum jusqu'au début de la floraison
- Surfaces en herbe : les critères
départementaux pourront porter sur l'entretien du couvert et
l'absence d'adventices indésirables.
- Terres admissibles à l'aide
découplée non mises en production (à partir de
2006) :
- Interdiction de sol nu et implantation obligatoire d'un couvert.
- Entretien du couvert selon les modalités des arrêtés
préfectoraux
- Maîtrise des adventices indésirables et de l'embroussaillement
Rappels concernant les règles
d'entretien des parcelles : cultures, jachères, couverts
végétaux

Maintien des prairies permanentes
Qu'est
ce qu'un "pâturage permanent" ou "prairie permanente"
?
Est considéré comme "pâturage permanent"
(PP) toute terre consacrée à la production d'herbe et
d'autres plantes fourragères herbacées qui ne fait pas
partie du système de rotation des cultures de l'exploitation
depuis 5 ans ou davantage.
Quel est le statut des prairies déclarées temporaires
en 2003 ? et en 2005 ?
Cette définition n'induit pas de modification de statut de ses
prairies temporaires déclarées en 2003 et en 2004 (elles
restent "éligibles" aux aides couplées).
La nouvelle définition des PP devrait être utilisée
dans la déclaration de surface à partir de 2005.
L'agriculteur devrait déclarer en prairies permanentes toutes
les prairies dès lors qu'elles sont en herbe depuis 5 ans, c'est
à dire dès la 6ème année.
Quelles sont les règles de conditionnalité à
respecter ?
Pour les états membres, l'obligation porte sur le maintien
d'un ratio entre la surface en pâturage permanent et la surface
agricole totale :Ratio
:[ (PP déclarées en 2003) + (PP nouvelles déclarées
en 2005)] / (Surfaces agricole déclarées 2005)
Chaque année, un ratio annuel sera calculé et son évolution
sera vérifiée.
Pour les exploitants, les obligations portent sur le respect
des mesures prises pour la campagne agricole suivant le constat de la
diminution du ratio (objectif : maintenir le ratio annuel à une
valeur supérieure à 90 %).
Ainsi, selon la baisse du ration national, des mesures seront prises
telles que :
- Demandes d'autorisation préalables au retournement des PP
- Obligation de réimplantation de PP à posteriori.
- Interdictions de retournement
Les
prairies permanentes déclarées en 2003 (inéligibles)
feront l'objet d'une gestion plus contraignante (elles seront les premières
visées par les mesures mises en place).
Pour
2007, le ratio des surfaces en prairies permanentes n'ayant pas diminué
au niveau national, aucune mesure n'est appliquée.

Les
différents contrôles possibles
Tout agriculteur demandeur d'aides PAC pourra être
contrôlé, dés 2005, sur un ou plusieurs points de
la conditionnalité.
Trois domaines de contrôle en 2005 et 2006 :
- L’environnement - Organismes : DDAF (Pollution
des eaux, directive nitrates, boues, Natura 2000) et DDSV (ICPE)
- La santé publique, santé des animaux
et des végétaux - Organisme : DDSV (Identification des
animaux)
- Les BCAE et pâturages permanents - ONIC
Un quatrième domaine interviendra en 2007 :
Chaque organisme ou service contrôlera au minimum
1% des exploitations relevant de sa compétence.La DDAF coordonnera
les contrôles et calculera les taux de sanction.
Le constat de non-respect d'obligations entraînera
une réduction, voire une suppression totale de l'ensemble des
aides (couplées et découplées) de l'exploitation
:
-Fautes mineures et/ou moyennes : de 1% à 3% de pénalité
(3% en général)
- Fautes majeures cumulées : 5%
- Faute intentionnelle : de 20 à 100% (20% en général)

Cette année, La Chambre d’Agriculture
vous propose, avec la participation de la DDAF et des Services Vétérinaires,
trois réunions d’information sur les règles à
respecter concernant la conditionnalité de la PAC 2007 :
- lundi 26 mars à Tercis - Salle
des fêtes de 14h30 à 17h30
- mardi 27 mars à Sabres - Salle
de Cinéma de 14h30 à 17h30
- vendredi 30 mars à Ste Colombe
- Salle polyvalente de 14h30 à 17h30
Au programme :
- Rappel des règles de conditionnalité 2006 : bonnes conditions
agricoles et environnementales, couverts environnementaux, entretien des
terres, diversité des assolements, directive nitrates en zones
vulnérables, enregistrement des traitements phytos …
- Nouveautés de la conditionnalité PAC 2007 :
Règles relatives au bien-être animal, au stockage des produits
phytosanitaires, des aliments, des médicaments …