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Comment éviter les erreurs de manipulation et limiter les risques de pollutions ponctuelles

Ce type de pollutions chroniques ou accidentelles est plus lié à des erreurs de manipulations et met en général en jeu des concentrations plus fortes avec des effets plus immédiats que pour les pollutions diffuses.

1- Le transport

Les 2/3 des produits phytos sont classés comme matières dangereuses vis à vis du transport et donc soumis l’ADR (accord européen pour le transport qui fixe des conditions d’emballage, étiquetage, équipement du véhicule et formation du chauffeur).
Toutefois pour les agriculteurs ou leurs employés d’au moins 18 ans, il est prévu une dispense de l’ADR si  un maximum d’une tonne de produits dangereux, conditionné en bidons de 20 litres maximum,  est transportée dans un engin agricole ou 50 kg maximum dans un véhicule routier.

2 - Le stockage

Il doit être sécurisé pour éviter toute fuite dans le milieu. L'agriculteur doit respecter au minimum les obligations du code la santé publique (R5162 et R5170) comme la spécificité du local, l’aération et la fermeture à clef.
Si l’agriculteur est employeur de main d’œuvre (même temporaire), le local doit en outre respecter les conditions du code du travail (décret 87 – 361) comme la présence d’un extincteur, l’affichage des consignes de sécurité, la mise à disposition des fiches de données sécurité.
comment aménager son local phytosanitaire
recommandations et obligations concernant le local de stokage

Attention
disposer d’un local ou armoire spécifique, aéré et fermé à clef est requis par les règles d’éco conditionnalité de la PAC 

3 - La préparation de la bouillie

Impliquant la manipulation de produits non dilués, c’est un poste qui présente des risques importants pour le manipulateur et l’environnement. Il est très important à ce stade de s’équiper des protections nécessaires ; elles sont définies en fonctions des caractéristiques du produit ce qui est détaillé dans les fiches de données sécurité.
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Si la réglementation n’impose pas de moyen à mettre en œuvre, elle fixe en revanche une obligation de résultat : en effet comme pour les autres postes, s’applique la prescription du code de l’environnement qui implique que toutes les précautions nécessaires doivent être mises en œuvre afin d’éviter toute fuite dans le milieu.
Il est donc recommandé d’avoir installation appropriée : un plan de travail à hauteur d’homme, sur un sol étanche avec un point d’eau à proximité et des accessoires réservés au seul usage de préparation de la bouillie. 

4- le remplissage

Outre l’obligation de résultat il existe pour ce poste des obligations de moyens définis par l’arrêté du 12/09/06 : en particulier tout poste de remplissage doit disposer d’un équipement pour assurer la discontinuité hydraulique entre la cuve du pulvérisateur et la ressource en eau comme par exemple un clapet anti retour, une cuve intermédiaire, une potence…etc.
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5- la gestion des fonds de cuve et des eaux de remplissage

Les effluents phytosanitaires correspondent à toutes les eaux qui contiennent des produits phytosanitaires et qui ne sont plus destinées au traitement : les excédents de bouillie, les volumes morts dans les tuyaux, le fond de cuve technique (ce qu’il reste dans le pulvérisateur après désamorçage de la pompe), les eaux de rinçage du pulvérisateur (à la fois rinçage extérieur et intérieur).
Il existe deux voies possibles pour gérer ces effluents conformément à la réglementation (définie dans l’arrêté du 12/09/06): 
-   soit au champs en respectant des règles de dilution et d’épandage précises
-   soit sur l’exploitation en collectant tous les effluents et en les traitant conformément à la réglementation. Ceci implique de disposer d’une aire de lavage et d’un dispositif de traitement agréé (par exemple un phytobac, un dispositif hélisosec…etc). Ces équipements ne sont pas nécessairement individuels, plusieurs aménagements collectifs ont déjà été mis en place sur le département (carte aménagements collectifs FDCUMA)
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6- la gestion des déchets

Les EVPP (Emballages Vides de Produits Phytosantaires) et PPNU (Produits Phytosanitaires Non Utilisables) sont classés Déchets Industriels Spéciaux (DIS). Leur élimination par une filière agréée est une obligation. Lles abandonner dans la nature, les enfouir ou les brûler peut être sévèrement puni par la loi.
Adivalor , société créée par les industriels la distribution et les organisations agricoles permet de gérer une filière pérenne de collecte et de traitement des emballages de phytosanitaires ainsi que l’élimination des PPNU.

Collectes
Des collectes d’EVPP sont organisées tous les ans en Septembre sur plus de trente sites dans les Landes. En savoir plus
Les PPNU ne font plus l’objet de collecte régulière depuis 2006, chaque distributeur doit organiser leur élimination avec Adivalor en fonction de la demande de leurs clients. Il est donc important de faire état de vos besoins à votre distributeur et, en attendant leur élimination de bien séparer et identifier vos PPNU dans votre local phytosanitaire.

7- l'équipement et l'entretien du pulvérisateur

Un certains nombre d’équipements sont obligatoires ou recommandés pour assurer un bon niveau de sécurité et de qualité de pulvérisation.
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Depuis 2009, faire contrôler son pulvérisateur par un organisme agréé est obligatoire tous les 5 ans. Léchéance du 1er contrôle étant déterminé par le n° SIRET de l’exploitation. liste officielle des organismes agréés pour le contrôle. Dans les Landes, l’association Top machine 40 propose ce service.
Contact : Top Machine 40 - Fdcuma Landes - tel 05 58 75 90 55

Au delà de l’obligation réglementaire, il est fortement recommandé de vérifier le bon état et le bon réglage de son pulvérisateur avant chaque campagne (la méthode d’autodiagnostic du pulvérisateur est présentée dans la plaquette lien). Un pulvérisateur en bon état et bien réglé est en effet un préalable indispensable pour pouvoir réduire les risques de pollutions ponctuelles et diffuses.
en savoir plus : méthode autodiagnostic

Produits homologués

Avant toute chose s’assurer que le produit est homologué pour la culture et aux doses prévues. Il est nécessaire de lire l’étiquette pour connaître les conditions d’utilisation, en particulier les phrases de risques qui déterminent les possibilités de mélanges de produits   En savoir plus
 
 Connaître la validité de l’homologation d’un produit et ses conditions d’usage.  

Attention : l’utilisation strictement limitée à des produits homologués avec une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) française est un des points de l’éco-conditionnalité de la PAC

En pratique

   Comment limiter les risques de pollution diffuses lors des traitements au champ

Aides financières

Pour vous aider à améliorer la gestion des produits phytosanitaires, des aides financières existent :

  • AREA-PCAE (Programme global d'aides pour la compétitivité des exploitations)

  • MAET (Mesures Agro Environnementales Territorialisées) réduction de produits phytosanitaires

Contact
Xavier LEJUS
conseiller agronomie-environnement
Chambre d'Agriculture
Tél. 05 58 85 43 92
Fax. 05 58 85 45 11
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