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Raisonnement de la fertilisation

La fertilisation représente la charge opérationnelle la plus onéreuse en grandes cultures. Cette pratique, qui joue un rôle majeur sur le rendement et la qualité des produits peut contribuer à avoir un impact sur la qualité de l’eau lorsqu’elle n’est pas correctement raisonnée.
Quelques conseils à suivre :

Apporter une dose qui correspond aux besoins de la plante

La fertilisation azotée

Les besoins de la plante en azote se calculent en fonction de l’objectif de rendement. Une fois les besoins estimés, il convient d’identifier toutes les fournitures en azote disponibles sur l’exploitation. On en distingue trois principales : le sol, les effluents d’élevage et les apports minéraux.

La réalisation d’un  plan prévisionnel de fumure  se fait en début de campagne et permet d’assurer l’équilibre entre les besoins de la plante et les fournitures d’azote. Il est obligatoire en zone vulnérable.

En fin de campagne, grâce aux enregistrements des apports, le bilan de fertilisation permet d’estimer le reliquat restant à la récolte. Il s’agit de la différence entre les importations (apports réalisés) et les exportations (calculées à partir du rendement réalisé). Facultatif en zone vulnérable, il est obligatoire pour tout agriculteur ayant souscrit une mesure agro environnementale territorialisée.

En cas d’excès significatif à la récolte, il est fortement conseillé d’implanter un couvert végétal qui valorisera cet azote et évitera des lessivages importants en automne et hiver.

La fertilisation phospho-potassique

Les bases du raisonnement de la fertilisation P et K, établies par le Comifer (comité français d'étude et de développement de la fertilisation raisonnée), reposent sur quatre critères : 
- l’exigence des espèces cultivées. Trois niveaux d’exigence pour P et K ont été définis pour évaluer la sensibilité des cultures à la carence en P et K. Ainsi, on pourra noter que l’exigence du blé tendre est faible pour P et K, alors que celle du maïs grain va être faible pour P et moyenne pour K.
- l’analyse de terre. Elle va indiquer le niveau de disponibilité de chacun des éléments. En fonction de l’exigence des cultures, deux teneurs seuils sont calculées pour définir le niveau de fertilisation (impasse, de l’ordre des exportations, ou renforcée)
-  le passé récent de fertilisation. Plus précisément, on cherche à connaître le nombre d’années sans apports en éléments P et K. En fonction de cette valeur, la fertilisation sera majorée ou pas.
-  la restitution ou non des résidus de cultures du précédent. La restitution des pailles et des feuilles de la culture équivaut à un apport important de K. Libérées sous une forme identique à celle d’un engrais potassique, ces quantités sont à prendre en compte dans le raisonnement de la fertilisation.

Comme pour l’azote, le plan previsionnel de fumure permet d’équilibrer les besoins de la plante en P et K avec les apports.

En savoir plus : comment bien raisonner la fertilisation azotée

 

Fractionner les apports pour une meilleure efficacité

Les besoins de la plante dépendent de son stade de développement. Le fractionnement des apports permet d’augmenter l’efficacité des engrais azotés, en apportant l’élément au plus près du besoin.

Par exemple, pour le maïs, le premier apport doit se limiter à la dose nécessaire au démarrage de la plante, le complément étant apporté au stade 6-8 feuilles, stade auquel le maïs absorbe le plus d’azote. De plus, le maïs grain a la particularité de mieux valoriser les apports à partir du stade 6-8 feuilles.

En ce qui concerne le blé tendre, trois apports d’azote sont généralement préconisés : un premier au début de tallage, le deuxième au stade « épi 1 cm » et le dernier au déploiement de la dernière feuille. Le stade « épi 1 cm » marque le début de la montaison, période de forte absorption d’azote pour le blé.

Le plan prévisionnel de fumure permet de connaître de nombre d’apports à effectuer et les doses nécessaires à chaque passage.  

Assurer un épandage de qualité

épandeur de lisier à injection directe

Afin d’optimiser les apports, il convient de maîtriser la dose apportée à l’hectare et assurer une répartition homogène du produit.

Un épandeur contrôlé et correctement étalonné permettra de connaître la quantité apportée à l’hectare et garantira une bonne répartition sur la parcelle sous réserve que le produit ait des caractéristiques constantes.

En ce qui concerne les apports organiques, suivant les contraintes techniques (volatilisation de l’ammoniac) et/ou réglementaires (nuisances olfactives), les caractéristiques du matériel utilisé peuvent être prépondérantes.

En savoir plus 

Valoriser agronomiquement les effluents d'élevage

La valorisation agronomique des effluents d’élevage permet de réduire les charges de fertilisation, de respecter la réglementation et de mieux préserver la qualité de l’eau.

Lorsqu’il y a épandage d’effluents d’élevage, il convient de les prendre en compte dans le calcul de l’équilibre de la fertilisation, lors de la réalisation du plan prévisionnel de fumure, en connaissant précisément la dose apportée à l’hectare, la composition (par l'analyse ou les références régionales-renseignements auprès du pôle élevage), et la date de l’apport. Afin de garantir l'épandage d'un produit homogène, il est fortement conseillé de mélanger au préalable le fumier et le lisier.  

Ainsi, un apport au printemps de 35 t/ha de fumier de bovins stocké au champ sur une culture de maïs grain peut permettre d’économiser plus de 100 kg/ha d’urée et satisfait largement les besoins d’un maïs en potasse.

Le compost des effluents d’élevage présente également de multiples intérêts et peut être une réelle opportunité pour une exploitation agricole.

L'analyse de sol : un outil pour connaître la fertilité du sol

Bien gérer sa fertilisation commence par une bonne connaissance de son sol. Parmi les informations que fournit une analyse de terre, on peut citer : la granulométrie, l’acidité du sol, la matière organique, le complexe argilo humique, la CEC (Capacité d’Echange Cationique), les teneurs de plusieurs éléments (P, K et oligo éléments). Toutes ces informations sont liées les unes aux autres, ce qui peut rendre sa lecture et son interprétation difficile.

L’analyse de sol peut permettre, par exemple, de calculer les quantités de P et K à apporter ou encore d’identifier un facteur limitant, pouvant affecter le rendement malgré le niveau satisfaisant des autres paramètres.

Le prélèvement de l’échantillon doit se faire en lien avec l’information que l’on souhaite obtenir.
 

Enregistrer les apports réalisés

Obligatoire pour les agriculteurs situés en zone vulnérable et/ ou engagés dans une mesure agroenvironnementale,  cette pratique consiste, pour chaque épandage effectué, à enregistrer la date, l’îlot, le type de produit et la dose apportée à l’hectare.

Cette traçabilité permet d’assurer un véritable suivi technique et une transparence des pratiques de fertilisation dans le temps.

L’enregistrement des pratiques peut être réalisé à l’aide d’une fiche papier (cahier de fertilisation) et sur informatique avec " Mes Parcelles".

 

Vous accompagner

La Chambre d'Agriculture vous propose :

  • réalisation du plan prévisionnel de fumure et du bilan de fertilisation
  • lecture et interprétation de l’analyse de sol
  • valorisation agronomique des effluents d’élevage
  • vérification des documents réglementaires

Contact

Aline CROUIGNEAU
conseillère agronomie-environnement
Chambre d'Agriculture
Tél. 05 58 85 45 57
Fax. 05 58 85 45 11
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